Mamie Odette,
Il y a forcément beaucoup d'émotion au moment d'écrire ce texte, tant le lien qui nous unissait était fort. Même si je m'y étais préparé, même si ces derniers temps je le souhaitais, pour t'avoir vu t'éteindre petit à petit, c'est très dur aujourd'hui de te dire au revoir.
Je te dis au revoir mais surtout merci. Merci pour tout. Merci d'avoir toujours là pour moi. De m'avoir accueilli si souvent, moi ... mais aussi pas mal de mes potes, Sylvain, Cyril, Seb, Florent, Thomas, Steph, Matthieu, Omar, j'en oublie plein ... Avec à chaque fois, la même rengaine : "Ah ils sont supers tes copains". Et ce qu'ils pensaient de toi était réciproque. Ce sens de l'hospitalité, cette gentillesse, c'était toi.
Ensemble, on a pleuré mais on a surtout rigolé. Je repense à ces Noëls avec maman, papa, Émilie, tata, David, où on s'amusait à te mettre des perruques... Ça te faisait râler, et on en rigolait encore plus, mais je sais que tu aimais ces moments.
Ensemble, on a taillé la route, on a chanté, on a refait des matchs de l'OM, on a joué au rami, au Rumikub, on a regardé Plus belle la vie et des émissions de télé réalité, ça te rendait jeune... On a aussi cuisiné l'un pour l'autre, même ce que je te faisais était loin d'égaler tes frites maisons et ta pissaladière de la grande époque, que je ne suis jamais lassé de goûter. Mais surtout, ce dont je ne me suis jamais laissé, c'est notre complicité.
Tout comme tu as connu Tao et Effy, les enfants de David, tout comme tu as connu Joaquim, le compagnon d'Emilie, et Nathan et Noah, leurs deux petits coquins comme tu les appelais, je suis heureux que tu aies pu rencontrer Milena, qui partage ma vie, avant de partir. Dans notre nouveau chez nous, il y a une part de toi et papy ... Des meubles et des objets de vous, avec lesquels j'ai grandi.
Avec toi, je n'ai qu'un seul regret : celui de ne pas t'avoir amené au stade Vélodrome pour voir un match de l'OM. L'âge avançant rendait la chose difficile. L'OM ... Cette passion transmise par papy, et que tu as su garder, et consolider au fil du temps. Encore plus qu'avant, avant chaque match que j'irais voir au Vélodrome, j'aurais forcément une grosse pensée pour toi.
Mamie, une nouvelle fois, merci pour tout et où que tu sois, auprès de Papy, repose en paix.